Khadija bint Khuwaylid est connue dans les traditions musulmanes comme une commerçante de La Mecque et la première épouse de Muhammad (sallallahu alayhi wa sallam). Sa trajectoire offre un point d’entrée intéressant pour étudier les activités économiques et les positions sociales des femmes dans l’Arabie de la fin du VIe siècle.
Les récits biographiques la présentent comme une femme disposant de ressources et participant au commerce par l’intermédiaire de personnes chargées de conduire des opérations ou des caravanes. Ils rapportent également qu’elle aurait confié certaines affaires à Muhammad (sallallahu alayhi wa sallam) avant leur mariage.
Ces informations proviennent principalement de traditions rédigées après les événements. Elles doivent donc être replacées dans le contexte de leur transmission, sans être considérées comme des archives commerciales contemporaines.
Le cas de Khadija rappelle néanmoins que les sociétés de la péninsule ne peuvent être décrites par un modèle social unique. Les situations variaient selon les milieux, les ressources familiales, les usages locaux et les réseaux de parenté.
Dans la mémoire islamique, Khadija occupe aussi une place importante pour le soutien qu’elle aurait apporté à Muhammad (sallallahu alayhi wa sallam) au début de sa prédication. Son histoire réunit ainsi des dimensions économiques, familiales et religieuses, qu’il convient de distinguer pour mieux comprendre son époque.

